Ça dégage

Aurore, une employée de bureau, a du mal à tolérer les gens autours d'elle

Mon court métrage réalisé pour mon diplôe de DNSEP à Waide Somme entre Janvier 2026 et Novembre 2026.


Cette version est un WIP exporté à l'occasion de ma présentation de diplôme en Juin 2026. Il manque encore certains détails et quelques animations sont très grossière.


Gallerie

Demande au muet - Première page 2026

Un maître et son disciple turbulent

Test d'animation pour une candidature au projet Première Page 2026





Gallerie (à venir)

OEUF - egg.exe

Un virus epileptique sur un ordinateur des années 2000.

Réalisé en une semaine lors de la Créative Jam de Décembre 2025.


Avant les vacances de Noël, à Waide Somme, nous organisons une Creative Jam durant laquelle toute l'école se divise en groupes mixtes entre les années pour réaliser un projet sur un thème donné en une semaine.

Cette année, j'ai fait équipe avec Gaël Coutier, Len Doriath, Kylian Dufossé, Sabah Machy, Al Martin, Inès Maury et Juliette Thuet. Nous nous sommes retrouvé autours d'une envie de réaliser quelque chose dans une ambiance Y2K.

On s'est beaucoup amusé lors de la réalisation de ce projet particulièrement détente par rapport aux précédentes JAM auxquelles j'ai participé.




Gallerie des screenshots (à venir)

Rien de rien

Deux personnes perdues dans le vide infini cherchent à tuer le temps.


J'ai réalisé ce court métrage dans le cadre d'un exercice en solo lors de mes 3ᵉ et 4ᵉ années à l'école d'images animées Waide Somme. J'étais seule sur l'intégralité du projet, avec le soutien de mon ami Duck Hunt à l'écriture des dialogues et pour l'enregistrement des voix.

L'origine de ce court métrage vient de mon envie de mettre en lien mon projet personnel avec mon sujet de mémoire de 3ᵉ année qui portait sur la miniaturisation. J'y parlais, entre autres, d'artistes évoquant le changement d'échelle, mais aussi de l'objet de la maquette et de la maison de poupée. Je suis alors partie de l'idée de deux avatars coincés dans une maison de poupée, particulièrement intéressée par ce 4ᵉ mur absent qui pourrait à tout moment être cause d'une chute terrible de Barbie et Ken directement vers le rez-de-chaussée de la maison de rêve.

Image du projet 'Rien de rien' Image du projet 'Rien de rien' Image du projet 'Rien de rien'

Mon objectif pour ce projet était de me concentrer sur l'animation des personnages. Lors de mon projet de groupe de 3ᵉ année Seanmhathair, souvenir de la pierre, je me suis rendue compte que l'animation me plaisait beaucoup plus que ce que je ne l'aurais cru au début de mes études. J'ai donc décidé de commencer à me spécialiser dans cette voie.

Sachant que je serais seule à la réalisation de ce projet, j'ai dû faire des choix esthétiques utiles qui me permettraient de concentrer la grande partie de mon temps sur l'animation des personnages. À ce moment, j'étais fortement inspirée par la série The Amazing Digital Circus, qui sortait au moment où j'écrivais les premières versions du scénario de Rien de rien. J'ai été particulièrement marquée par le personnage de Zooble, mais aussi par toute cette esthétique du glitch volontaire et de la mise à nu de la forme numérique. J'ai tenté de reproduire un côté rétro à mes personnages en leur donnant un rendu pixelisé et un shader en cel shading. Les deux couplés donnent un rendu qui me rappelle celui des vieux jeux éducatifs des années 2000, et ont surtout pour avantage d'avoir un temps de rendu extrêmement court, ce qui me facilitait la tâche d'un point de vue efficacité. Cette esthétique numérique rétro sera par la suite le point de départ de mon mémoire de 5ᵉ année sur la nostalgie numérique et les ruines d'internet.

Image du projet 'Rien de rien'

Je voulais à l'origine que le décor soit modélisé en entier et en faire une maison de poupée réaliste, en plastique, avec des meubles en stickers collés au mur. Mais alors que je travaillais sur le premier layout de court métrage, j'appréciais de plus en plus les cubes gris que j'utilisais comme place holder dans le décor. C'est finalement en présentant mon animatique lors de mon diplôme de 3ᵉ année que le jury m'a convaincu de garder ce décor 3D brut. J'ai juste légèrement redétaillé quelques meubles, et les stickers de meubles ont finalement été remplacés par des gribouillages pixelisés, comme si nos deux protagonistes avaient dessiné eux-mêmes leur propre décor.

Image du projet 'Rien de rien' Image du projet 'Rien de rien' Image du projet 'Rien de rien'

L'histoire était beaucoup plus sombre à l'origine et devait avoir un goût d'horreur psychologique, avec deux personnages terrifiés de l'horreur existentielle qu'est être un personnage numérique dans un monde 3D incomplet. Mais plusieurs mois après l'écriture du scénario, le ton glauque du film ne me plaisait plus du tout, et je n'étais plus convaincue par mes idées. C'est avec mon ami Duck Hunt que nous avons eu l'idée de reprendre les dialogues du début en reprenant un ton beaucoup plus léger, avec un ton humoristique proche des dialogues de Orelsan et Gringe dans la série "Bloqués". En passant au ton humoristique, le sujet du film devient alors clair : on se fait quand même bien chier dans le vide.


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ABYSSES - Journal de bord

Exploration sous marine dans des profondeurs immémoriales.

Réalisé en une semaine lors de la Créative Jam de Décembre 2024.


Réalisé en une semaine lors de la Créative Jam de décembre 2024 sur le thème Abysses à Waide Somme.

Avant les vacances de Noël, à Waide Somme, nous organisons une Creative Jam durant laquelle toute l'école se divise en groupes mixtes entre les années pour réaliser un projet sur un thème donné en une semaine.

Cette année, j'ai fait équipe avec Flavie Andrzejewski, Lou Massis, Alice Le Scouarnec, Chiara Conticini, Kylian Dufosse et Tom Houbron. Nous souhaitions tous réaliser un projet en 3D un peu expérimental, la Créative Jam étant souvent le moment où beaucoup d'élèves de Waide Somme profitent de l'occasion pour retourner au dessin. Nous nous sommes divisé les étages à modéliser, Alice s'est chargée de la composition et du travail de postproduction, et Tom nous a composé cette incroyable ambiance sonore en un temps record.

C'était un projet incroyablement fun à réaliser, et réussir à finaliser un petit court métrage en un temps aussi court est extrêmement gratifiant.


Illustration 27


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Seanmhathair, souvenir de la pierre

Evelyn, une vieillie irlandaise, construit sa dernière hutte en pierre.


En co-réalisation avec Aurelle Tridant.

En coécriture avec Aurelle Tridant et Théo Gittler.

Réalisé dans le cadre d'un projet de groupe en 3ᵉ année à l'école d'images animées Waide Somme. Je me suis occupée de la modélisation du personnage principal, du rig et de l'animation. La texture, le lighting et la modélisation du décor ont été réalisés par Aurelle Tridant.

Notre inspiration principale pour ce court métrage était le travail de Tom Moore. Nous voulions axer notre aventure sur un environnement forestier irlandais et traditionnel. C'est Aurelle qui a lancé ce premier pitch qui nous a plu  : "une grand-mère qui construit sa dernière hutte en pierre". Nous voulions représenter la vie lente d'Evelyn, une vieille Irlandaise ermite au savoir-faire et à la sagesse ancienne. Nous savions que, malgré son grand âge, Evelyn devait être une vieille dame extrêmement vive et dynamique, qui ne tient pas en place. On ne la voit d'ailleurs se reposer qu'à deux instants dans le court métrage.

Le design d'Evelyn était très important pour nous, car elle serait la seule habitante dans ces grands espaces naturels. Son dos bossu habillé d'un châle lui donne la forme d'une pierre et souligne ses longues années de dur travail.

Elle est accompagnée de Mary, un petit mouton hyperactif. Evelyn vit en cohabitation avec ce jeune mouton qui lui sert de baluchon et d'escabeau.

Nous savions dès le début que nous souhaitions un rendu un peu expérimental dans ce film. J'étais très intéressé par le travail 2D d'Aurelle qui avait déjà réalisé son court métrage de 2e année, "Sur le péron", avec des textures très "peinture", inspirées du film "Le Tableau" de Jean-François Laguionie. Elle s'est donc chargée de trouver des solutions visuelles pour donner un aspect de livre illustré au film, particulièrement aux décors de la forêt, avec des arbres dessinés plutôt que modélisés en 3D.

De mon côté, je me suis concentré sur les particularités de l'animation d'Evelyn. Nous voulions qu'elle ait des bras souples, sans articulation, source de plusieurs défis en termes de rig et d'animation. Nous voulions aussi une animation en 12 FPS, évidemment inspirés à ce moment comme beaucoup par la sortie de films tels que "Spiderman : Into the Multiverse" ou "Le Chat potté 2". Cela m'a poussé à travailler une animation "straight ahead" afin d'imiter le rendu plus organique de la stopmotion, technique que j'ai gardée pour mon court métrage personnel "Rien de rien".



Carnet de recherche

Un objet dont nous sommes très fiers, Aurelle, Théo et moi nous sommes relayés lors de la préproduction de ce film pour remplir ce carnet de notes, références, et de croquis de recherches.

Ci-dessous, une version scannées des plus belles pages de ce carnet pour pouvoir le consulter en ligne.

La fin

Raymond, vendeur de ticket dans un vieux cinéma miteux, se retrouve prisonnier d'un étrange phénomène.


Projet réalisé dans le cadre du projet de 2e année à Waide Somme.

Lors de ma deuxième année à Waide Somme, chaque élève de ma promo devait réaliser tout au long de l'année un court métrage sur le thème suivant : "Et Charlot dit…". Nous devions tous nous occuper seul de notre film, du scénario à la post production. Cet exercice avait pour but de nous rendre compte des domaines dans lesquelles nous étions plus à l'aise afin de nous aider à choisir notre spécialisation pour le projet de groupe de 3e année.

Chaque élève à eu sa propre interprétation du sujet "Et Charlot dit…". Pour ma part, je voulais retranscrire cette étrange image du personnage de film muet qui se met nous parler. Une sorte d'horreur psychologique, de délire paranoïaque. Mes inspirations principales étaient la série "la 4e dimension", et le court métrage "Choulequec".

A ce moment, je ne savais pas encore que je me spécialiserai dans l'animation. J'étais plutôt intéressé par la modélisation et l'écriture qui ont donc été mes point d'intérêt principaux pour ce film. Depuis ma 2e année j'ai beaucoup évolué techniquement, surtout sur l'animation, mais je reste encore très fier de l'écriture et de l'ambiance de ce film.

Un grand merci à mon ami ByBatcher pour la voix de Raymond.

Merci à ma maman pour ses conseils en costume des années 40.


Storyboard et concept arts

KARNAJ

Karnaj fait un carnage.


Exercice d'une semaine sur le logiciel Animate, avec pour contrainte des modifications dans l'environnement.

Comme l'exercice était court, je voulais m'éviter de redessiner le décor plusieurs fois. J'ai donc opté pour un cadrage unique qui me permettrait d'additionner les destructions de KARNAJ par-dessus le décor, et ainsi multiplier un maximum de dégâts dans le salon de Mamie.

Je me suis beaucoup amusée lors de cette semaine de workshop. Bien que l'animation 2D ne soit pas forcément ma spécialité, j'ai pris beaucoup de plaisir à imaginer les bêtises les plus absurdes.

Bisous à ma grand-mère Maryse qui a toujours été trop tolérante avec nos caprices.

Le feutre

Un jeune artiste part en quête de son feutre vert perdu.


Mon tout premier exercice en 3D sur Maya.

Réalisé dans le cadre du projet de 1ʳᵉ année à Waide Somme.

Lors de ma 1ʳᵉ année à Waide Somme, nous avions pour objectif d'assimiler en un an tous les logiciels nécessaires à la production d'un film 3D. Le programme était très chargé, et pour mettre en pratique tout ce que nous avions appris, nous devions réaliser un petit court métrage en incrustation sur maquette sur la base d'un scénario très cadré.

Le scénario imposait une course-poursuite entre deux personnages, avec des actions physiques à dérouler dans un certain ordre. À nous ensuite d'y ajouter une narration par l'intégration des scènes en prise de vue réelle au début et à la fin de l'animation.

La réalisation est évidemment très amateure, et je trouve beaucoup de défauts techniques à ce projet maintenant. Cependant, je tiens à partager ce court métrage sur mon site, car j'en garde encore beaucoup de bons souvenirs, et c'est le projet qui m'a permis d'apprendre toutes les bases de ce que j'utilise aujourd'hui en animation 3D. De plus, à chaque fois que je revois ce film, je suis ravie de voir le chemin que j'ai parcouru et les progrès que j'ai faits depuis mes débuts en 3D.

Merci à ma maman et à mon petit frère qui ont bien voulu jouer les scènes en prise de vue réelle.


Concepts arts

Nostalgie numérique - archéologues du presque contemporain

Mémoire de DNSEP, ESAD mention images animées 2025-2026.


Le fossé qui séparait le numérique et l’analogique a commencé ces dernières années à se retrouver au sein même du format numérique : l’engouement pour le vinyle et la cassette s’étend désormais aux DVD, à l'esthétique kitsch des premiers blogs, et aux polygones apparents des premiers modèles 3D. Artistes et animateurs du XXIe siècle s’emparent de cette nostalgie comme source d’inspiration, mais aussi comme d’outil pour s’opposer aux standards visuels imposés par l’industrie. La décomposition et la dégradation rapide des technologies numériques deviennent alors le matériau d’une réflexion mélancolique sur le temps qui passe, les ruines archéologiques d’un passé proche.